24/05/2008
Réseaux sociaux... Et vous, où en êtes vous?
Faisons le point sur les réseaux sociaux. Les avatars de Second Life n'ont pas survécu à la surmédiatisation. Médiatisation probablement supérieure à l'utilisation réelle de la chose. Second Life et sa part de fantasme. La vie virtuelle. L'utilisation de vrai argent dans une économie réelle dans un monde virtuel... Et puis? Je n'ai personnellement jamais rencontré IRL d'utilisateur de Second Life dans mon entourage, même élargi. Je connais au moins un utilisateur de World Of Warcraft (WOW), c'est un geek. C'est déjà ça... mais ça n'a rien à voir... C'était juste pour vous en parler...
aSmallWorld... On se battait presque pour y être... Aujourd'hui, c'est presque out! Des réseaux sociaux chics et sélect avec cotisation se lancent. aSmallWorld m'a déçu. Peu interactif. Messagerie peu ergonomique. Un peu de spam, chic,
certes, mais spam quand même. Réseau se développant à petite vitesse. A moins d'être un vrai mondain peut-être? Après la phase de fantasme concernant le réseau chic qui permet de se retrouver à 3 degrés de séparation de Quentin Tarantino ou Naomi Campbell (la belle affaire...)... Une certaine déception, même après la nouvelle mise en place par le service d'un nouveau site, plus web 2.0 (si tant est que l'expression veuille encore dire quelque chose... Aujourd'hui être 2.0 après tout le monde est au mieux un signe de sortie d'une phase autiste, au pire la marque de la ringardise...). Bref, 70 amis au compteur après un an. Mode "sommeil" en permanence. Objectivement surestimé.
LinkedIn vs Viadeo... Pour être utilisateur des deux... Avantage LinkedIn. Plus international. Moins de
sollicitations non désirées. Fréquenté par les chasseurs de tête. De vrais contacts professionnels par son entregent. Certes Viadeo propose des hubs, du chat, un widget... mais son ergonomie est peu agréable. les modules redimensionnables sont peu lisible. La mise en page n'est pas conviviale. L'utilisabilité s'en resent. On ne se sent pas chez soi. Un petit côté amateur est à déplorer..; Que font les développeurs? LinkedIn est beaucoup plus rigoureux. Avantage LinkedIn. Compte sur Xing, ex OpenBC, fermé. redondant. Il faut choisir. Etre sur plusieurs réseaux sociaux professionnels pourquoi pas, mais il convient de se fixer des limites... L'affaire est finalement chronophage!
Plaxo... La nouvelle version est beaucoup moins intrusive que la première qui offrait certes l'avantage de mettre à jour automatiquement votre carnet d'adresse, mais se révélait intrusif, vous communiquant en permanencee des infos aussi fondamentales que les anniversaires de tous vos contacts... La plateforme Plaxo est intéressante, bien faite, bonne ergonomie, bonne gestion des informations, mais redonde avec Facebook ou Twitter, même. Le côté "what I'm doing now" est au mieux redondant au pire inutile.
Facebook... Ne mentionnons pas les questions qui fâchent et sont les marroniers de la presse et des ancieens médias, comme le ciblage publicitaire et l'utilisation des données privées... Concentrons-nous uniquement sur les aspects positifs et l'utilisabilité de la chose. Rappelons-le, Facebook n'est qu'un outil, puissant et polymorphe. On peut noter que les applications qui amusaient les primo-utilisateurs (les early adopters, pour parler marketing...) sont tombées en désuétude... Plus de zombies, de vampires... reste le Funwall, que j'ai personnellement désactivé... Le machin n'a de fun que le nom... Inutile de me mettre sur vos listes d'envoi, chers z'amis! Restent les groupes, plus ou moins sérieux... Quelques beaux moments de surréalisme, et des choses oulipiennes parfois. Drôles. Vraiment.
Unyk. Invité. Essayé. Compte désactivé du fait de la redondance avec Plaxo.
Ziki... Sympathique, pas vraiment utile à l'usage.
MyBlogLog... Sympathique, sans plus.
Naymz... La démarche intellectuelle est séduisante. Gérer sa réputation en ligne. Développer un réseau en gagnant des points de réputation... So what? Compte fermé après quelques semaines. Utilité?
Un conseil: se limiter à un ou deux réseaux sociaux selon qu'on cherche des rencontres galantes, professionnelles, des amis virtuels... toujours se poser la question: qu'est-ce que je cherche? Que peut m'apporter un réseau par rapport à une problématique précise. Vérifier les conditions de fermeture des comptes. bien réfléchir aux inforations qu l'on va mettre en ligne. Un réseau social professionnel nécessitera la mise en place d'un profil vendeur. C'est une vitrine. Un réseau plus ludique permetra de se lâcher un peu plus.
Et vous, où en êtes vous côté réseaux? N'hésitez pas à témoigner!!!
Enjoy!
12:53 Publié dans Choses vues, Marketing | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : a small world, facebook, plaxo, unyk, linkedin, viadeo, réseaux sociaux
09/01/2008
Qui sont les blogueurs?
Une étude portant sur un échantillon de 500 blogueurs réalisée par Buzz Paradise. A découvrir, brute de fonderie, ci-dessous. Analyse et commentaires ultérieurement!
Enjoy!
11:35 Publié dans A suivre!, Marketing, Médias | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : buzz paradise, blog, blogueurs
03/01/2008
Re-branding
Le re-branding est-il la panacée? L'arme fatale, la pierre philosophale. On change la marque, et hop, par magie, on redistribue les cartes, on efface les problèmes, et on repart de zéro. Un cas récent, Europe 2 devenant Virgin 17 sera à suivre de près pendant l'année 2008.
Un cas plus ancien, Noos, rebaptisé Numéricable, est intéressant. Cas d'école démontrant que lorsque l'ADN de la marque est vicié, le simple fait de la faire disparaitre n'est pas forcément gage de "reset" efficace. Noos était connu pour sa gestion catastrophique du cable, son service après-vente inexistant, son incompétence générale et sa position de monopole dans de petits villages comme Paris... Le consommateur étant roi et ayant pris la parole, le Zeitgeist étant à l'exigence de prestations dignes d'une société moderne, il fût décidé de faire disparaître la marque Noos sous l'ombrelle Numéricable. Communication de crise à la clé.
Qu'en est-il réellement? Une expérience récente m'a permis de constater qu'un changement de marque s'il n'est pas
suivi de la mise en place d'une prestation à la hauteur de la promesse ne sert strictement à rien. Le consommateur est toujours frustré, irrité, en rage... Numéricable... Une prestation téléphonique nulle et surtaxée. Des boutiques... ne citons que l'exemple de celle de la rue des Plantes (Paris 14ème)... Boutique crasseuse, cartons éventrés un peu partout, piles poussiéreuses de tracts et catalogues, personnel aux abois, entre incompétents de bonne volonté, et compétents de mauvaise volonté... Conseils inexistants, prestation inconsistante, approche commerciale anti-commerciale... Fondamentalement malgré les nouveaux codes graphiques, on reconnait immédiatement le vieux Noos et sa position monopolistique...
Si les fondamentaux de l'entreprise ne sont pas revus en profondeur, le re-branding est inutile ou ne fait illusion que quelques temps. Que manque-t-il? De vrais conseillers, capables de vendre les différentes prestations, capables de faire des gestes commerciaux... L'incentive est on le sait une façon de fidéliser le client, de le rendre heureux? Un client heureux se transforme rarement en emmerdeur. Chez Numéricable, en l'état actuel des choses le client n'est qu'un emmerdeur. Et il est en droit de l'être. Eut égard à la prestation qu'on lui délivre. Que manque-t-il encore? Un sens de l'accueil passant aussi bien par une attitude positive du personnel que par des locaux qui mettent le consommateur dans un état d'esprit positif. Qui est allé aux Etats-Unis et a fait un minimum de shopping, sait ce qu'est ce sens de l'accueil. Qui fait d'ailleur la différence notable entre Disneyland Paris et Disneyland Anaheim... Quelques mots, une gestuelle. Le client est d'emblée conquis. Il est accueilli car le vendeur sait qu'un client détendu sort sa carte de crédit...
A quoi sert un re-branding? Faire oublier les dimensions négatives d'une marque, donner une nouvelle ampleur, internationaliser, séduire, apporter une valeur ajoutée... A condition que ces bénéfices soient tangibles pour le consommateur.
Enjoy!
11:04 Publié dans Actualité, Choses vues, Marketing | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : re-banding, noos, numéricable, disneyland, service-client, consommateurs
20/10/2007
J'ai téléchargé le nouvel album de Radiohead...
Et je ne l'ai pas payé...
Je ne savais pas quel prix payer. Je ne suis pas particulièrement fan de Radiohead. Musique parfois absconse. Pas toujours accessible; Kid A, célébré par la critique, m'a laissé indifférent. Pourtant Karma Police (extrait de OK Computer) fait partie de mes morceaux favoris. Le genre de mélopée qui vous scotche contre le mur et ne vous laisse jamais intact.
La hype du moment, c'est ce choix fait par le groupe de diffuser son nouvel album sur son site, en téléchargement quasiment libre, icitte. L'utilisateur fixe lui-même son prix d'achat. Combien vaut la musique de Radiohead? Bonne question. Une réflexion intéressante sur la notion de valeur.
Selon Le Monde, le 12 octobre, 1/3 des téléchargeurs n'auraient rien payé. La moyenne des montants versés par les fans avoisinant 5 £, soit 7 Euro. Un peu moins cher, donc, que le prix moyen d'un album sur iTunes (9,99 Euro). Doit-on en conclure que d'une certaine façon, le fan considère qu'Internet est le moyen d'accéder à un produit ou un service moins cher? Peut-être.
07:35 Publié dans A suivre!, Actualité, Marketing, Musique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Radiohead, musique, marketing, myspace, jamendo, drm, gratuité
28/09/2007
Choc marketing
L'image est dans mon ordi depuis plusieurs semaines. Image choc, brutale, dérangeante, image qui crée le malaise. La campagne nous a été proposée, fin août, pour diffusion au début de la Fashion Week milanaise. Double page centrale. Un format impactant dans un quotidien. Un format cher. En ouvrant le fichier, j'ai reconnu le style d'Oliviero Toscani, qui réutilise, pour Nolita, les codes de communication de Benetton. Créer un choc, surfer sur une cause juste, jouer la carte de l'ambiguité. Dire non à l'anorexie au début des présentations des collections. Timing parfait et occasion d'attirer l'attention sur les ravages du culte de la minceur extrême. Avec un doute, toujours... La marque n'est pas connue, on sent une volonté d'accroître sa notoriété immédiatement. La rédaction du journal a refusé de diffuser la campagne. En Italie, le Corriere avait fait de même. La Repubblica l'avait acceptée. Aujourd'hui, les médias se sont emparés de l'affaire. Le visuel est repris partout (comme ici-même...). On ne parle que de Nolita. La marque émerge. Elle existe. Mission accomplie... en ne dépensant pas un centime!!! Un vrai bonheur pour sa direction financière!!! Un cas d'école en termes d'optimisation de budget publicitaire!!! Les obsédés du ROI se frottent les mains!!!
07:15 Publié dans Actualité, Marketing | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : nolita, mode, milan, fashion week, benetton, oliviero toscani, marketing
22/09/2007
Engagement vs notoriété
Le maître mot pendant ces deux jours de conférences et de networking à Nice (so nice in Nice!!! :-D) fût "engagement", "engage" (in English, "èn'guèïdge")... Passer, pour les marques, de la simple recherche de notoriété (ancien paradigme) à l'engagement. Autrement dit, une implication plus forte dans la relation avec un consommateur sursollicité, bombardé en permanence de messages, et aujourd'hui disposant des moyens de donner son avis et de faire savoir au monde entier aussi bien sa satisfaction que son dégoût.
Un exemple, ce film publicitaire réalisé par Dove. Plutôt que parler de ses produits, ou de se focaliser sur le bénéfice utilisateur, la marque élargit le discours au delà de son simple périmètre pour parler à l'intellect de son consommateur. Et le faire réfléchir sur le sens de ce qu'est la beauté et ses conséquences psychologiques. Pourquoi chercher à être beau/belle? Dove travaille sur l'estime de soi. S'assumer. Evidemment, Dove propose des solutions. La réponse est le message. Mais en attendant, la marque s'engage auprès de ses utilisateurs potentiels.
Le film:
Enjoy!
08:30 Publié dans Idées, Marketing | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : estime de soi, engagement, dove, publicité, marketing
21/09/2007
Pub, psy, bébé, & poils et rasoirs...
Découverte sur fillemail, un blog de filles, belges, une pub Wilkinson qui réinvente les codes de communication classiques utilisés pour les rasoirs...
En général, dans la vie, comme dans la pub, l'homme a un ennemi, le poil, le poil dur. Le truc qui repousse sans cesse et qu'il faut éradiquer chaque matin à coupe de triples voir de quadruples lames.
Cette vidéo introduit dans ce mâle univers archi-codé, la femme et l'enfant. De l'image de synthèse, à la Shrek. Et fin du fin, une méga-dose de psy... Et oui, jeunes gens! De la psychanalyse. Le complexe d'Oedipe, le meurtre du père, la conquête de la mère. L'affreuse chose rose en couches nous la joue Matrix pour latter son géniteur. C'est du propre! Humour, histoire, fond et forme, séduction du consommateur par la connivence et un jeu pour couronner le tout et donner à la cible l'envie d'aller plus loin dans l'expérience de la marque.
Enjoy!
17:10 Publié dans Choses vues, Marketing | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : pub, wilkinson, marketing, communication, poil, rasoir, oedipe
05/09/2007
Bloc-note express - N°3
Seth Godin, encore. Il oppose le marketing de l'interruption au marketing de la permission. Traditionnellement, les modèles classiques élaborés par les gourous de la pub et du marketing depuis les années 20 reposent sur l'interruption. le message est émis en direction d'une cible concentrée sur la lecture d'un journal, d'un magazine, l'écoute de la radio ou le visionnage d'une émission de télévision. On interromp son activité pour détourner son attention vers le contenu d'un message publicitaire, non désiré. Pour Godin, la pub télé n'est rien d'autre que du spam!!! L'interruption, ça marche certes, mais avec un ROI inférieur à ce générerait un même message adressé à une cible à qui on aurait demandé la permission d'adresser le message. Seth Godin base sa réflexion sur les façons de gagner la confiance des consommateurs potentiels, des cibles pour qu'elles vous donnent cette permission. - La permission ne se transfère pas
- La permission repose sur l'égoïsme
- La permission est un processus, pas un événement
- La permission peut à tous moment être annulée

08:35 Publié dans A suivre!, Actualité, Bloc-note express, Choses vues, Humeur, Marketing | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : seth godin, andrew keen, permission marketing, amateur, journalisme citoyen
01/09/2007
Un été kitsch... Conclusion
Kitsch (ou kitch): adj. inv. et n.m. inv. (mot all., toc). Se dit d'un objet, d'un décor, d'une oeuvre d'art dont le mauvais goût, voire la vulgarite, voulus ou non, réjouissent les un, rebutent les autres.
Goût: n.m. (lat. gustus): 5. Penchant particulier; prédilection, préférence, avoir du goût pour la peinture.
Ca, c'est pour la caution morale... Le Petit Larousse Illustré. Une référence.
A la fin de cette série estivale en quarante épisodes, un constat s'impose: je vous ai proposé une vision du kitsch, ce qui pour moi était kitsch; vous avez adhéré. J'ai fait remonter à la surface des éléments de nos jeunesses respectives, de nos enfances, des choses enfouies au plus profond de nos mémoires... Mais dans l'ensemble, nous avons partagé une perception commune de ce qui est culturellement kitsch. 
Or le goût est une affaire très personnelle. A chacun son sale goût, dit la sagesse populaire. Ce qui est de bon goût pour l'un ne l'est pas forcément pour l'autre. Qu'est-ce qui détermine notre perception du bon goût? Notre éducation. Notre environnement socio-culturel. Les médias auxquels nous sommes exposés. Notre entourage. La dimension sociale est à mon sens la plus déterminante. Le milieu dans lequel nous évoluons a ses propres canons, issus de la mémoire collective. Tout ce qui ne correspond pas à ces critères inconscients est rangé dans la catégorie mauvais goût. Tri automatique. Le kitsch est une échappatoire, parfois commode. Décréter que quelque chose est kitsch revient à en minimiser - dans notre perception personnelle et vis à vis de notre environnement socio-culturel - le mauvais goût. Le mauvais goût est assumé. C'est le péché migon, la petite folie passagère. Le plaisir à l'état pur, la transgression.
Le kitsch est donc hédoniste... Vive le kitsch!!!!
NB: Pour modéliser le kitsch... une matrice vous sera proposée dans les jours prochains... deux axes: J'adhère/Je n'adhère pas (plus trivialement: J'aime/J'aime pas) - Bon goût/Mauvais goût. Il va de soi que le kitsch se situe dans la zone où J'adhère et Mauvais goût sont corrélés...
Dernier point: La démocratie participative étant à la mode, une simple question. Souhaitez-vous que cette exploration du kitsch se poursuive tout au long de l'année, sous forme de rubrique hebdomadaire?
08:10 Publié dans A suivre!, Choses vues, Idées, Marketing | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kitsch, bon goût, mauvais goût, goût, plaisir, hédonisme
05/07/2007
Marketing de la repentance
Que penser de l'album de reprises de John Lennon par les plus "grands artistes contemporains"? Working Class Hero par Green Day est plus que décent (même si personnellement la version, plus ancienne de Marianne Faithfull me bouleverse toujours autant)...Qu'en pensez-vous?
Green Day: Working Class hero
Marianne Faithfull: Working Class Hero
08:50 Publié dans Marketing | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : repentance, darkplanneur, john lennon, darfour, green day, marketing, compassion












