28/03/2008

Hier soir... Patti Smith

 

Hier soir, Fondation Cartier. L'expo Patti Smith... Attendue, survendue par les médias. Depuis plusieurs jours, le microcosme intello parisien bruisse. Patti Smith is back in town. L'adoratrice d'Arthur Rimbaud, poétesse, égérie, icône. L'Artiste avec un grand A. Ayant récité des poèmes avec Allen Ginsberg, frayé avec Robert Mapplethorpe. Adulée, respectée. Intégrité, sobriété.
 
 
Hier soir, Cartier. Au sous-sol. Dans une semi-pénombre. Des alignements de photos polaroïds en noir & blanc. Des dessins, abstraits. Quelques objets du culte. Arthur Rimbaud, Jean Genet. Livres jaunis. Quelques cartes postales. Une enveloppe témoignant que Patti a résidé rue Cmpagne-Première dans le 14ème arrondissement de Paris, à deux pas du lieu où s'est installée la Fondation Cartier. Une note d'hôtel, souvenir d'un séjour à Charleville-Mézières, sur les traces de Rimbaud. Des cahiers aux pages noircies de poèmes.
 
Les photos sont sobres. Gros plans. Natures mortes, statues, monuments. Minérales. Peu de personnages. Une photo de Flea, bassiste des Red Hot Chili Pepper.
 
Comme souvent chez Cartier, la scénographie de l'exposition est déroutante. Au rez de chaussée, deux créations monumentales et métalliques d'Andrea Branzi, plasticien. Travail quasi-architectural. L'ambiance sonore: des psalmodies de Patti Smith. Voix grave. Envoutante. Comme souvent chez Cartier, l'impression de vide prédomine. Les volumes sont vastes. Les créations presques modestes. Pas d'exubérance.
 
A part ça... J'ai parlé à Patti Smith. Et en pur fan, j'ai tendu mon programme, un stylo.
 

 

Enjoy!

 

 

27/03/2008

Ce soir... Patti Smith

Aujourd'hui, rien. Ce soir, vernissage de l'expo que la Fondation Cartier consacre à Patti Smith, icône rock absolue. En attendant les images... le son. Ghost Dance. Envoutante mélopée.
 
 



Enjoy!

 

29/09/2007

dans mon iPod ce weekend...

abac43d8c7784225911888fad4a594be.jpgAvez-vous visité l'expo que consacre la Fondation Cartier aux origines du rock'n'roll? Si ce n'est pas le cas, foncez!!! Les origines du rock, 1939-1959. Du désespoir électrique des bluesmen de Chicago au crash de Buddy Holly et Richie Valens, the day the music died (Don Mc Lean). A voir, à écouter. Une peinture sans concessions de l'Amérique ségrégationniste des années 50. De l'impact du rock sur le rapprochement des communautés, sur ce mouvement de rébellion de la jeunesse contre une société fortement marquée par le puritanisme.

Dans mon iPod, ce weekend... Sam Cooke. Voix de velours. Flingué bêtement dans un motel en 1965, pour une sombre histoire de mari jaloux... 

Un morceau à écouter en boucle, porteur de tant de messages d'espoir: "A change is gonna come".  

Enjoy!

09/03/2007

David Lynch chez Cartier

medium_lynch_cartier.jpgLynch s'expose à la Fondation Cartier. Etonnant. "The Air is on Fire". Un univers de cauchemars, un certain humour noir, des choses absconses, des choses sombres, des sons, des images, des sculptures, des toiles... Un univers riche, une manifestation surprenante. Pas d'optimisme. Un univers très personnel de chair et de sang, de situations absurdes. De grandes toiles, variations de gris et noirs. Des photographies, bonhommes de neiges, nus, photos érotiques retouchées à l'aide de Photoshop, corps mutilés, décapités, floutés... Des accumulations d'oeuvres et oeuvrettes du maître, dessins sur des post-it, des serviettes de restaurant, en papier, des blocs notes d'hôtels. Graffitis, grifonnages, dessins automatiques. Je ne suis pas un inconditionnel de Lynch, je n'ai pas vu tous ses films, et le peu que j'ai vu m'a laissé perplexe. J'ai donc abordé cette visite avec curiosité. La curiosité du béotien. Comme souvent, lorsqu'on est confronté aux travaux de plasticiens contemporains, on est partagé entre l'adhésion totale - et certaines oeuvres sont très fortes et dégagent une forme d'émotion - on hurlerait presque au génie; et le rejet face à la facilité avec laquelle la note des courses sur laquelle l'artiste à tenté de réveiller ses stylos-bille asséchés est offerte au public comme ébauche ou partie prenante incontournable de la démarche artistique... Bref, on marche à pas comptés sur le fil du rasoir, génie absolu ou escroquerie intellectuelle? Il y a des deux. C'est peut-être pour cela que je recommande cette exposition. Plongée dans la folie (?) d'un homme.
 
 Enjoy! 

Sans transition, ni lien avec l'expo, un spot publicitaire mis en scène par Lynch, déniché sur Youtube... Flippant!!!